04 décembre 2009
Et la lumière fut...
De retour d'exil électrique, force est de constater :
- qu'on y voit radicalement mieux
- que Dieu n'existe pas (ou si, peut-être, telle est la seule question, n'est-ce-pas, J. ?)
- que le sablage, à côté d'une saignée, c'est de la roupie de sansonnet
- que c'est fichtrement pratique, une prise électrique
- qu'un mois sans autorité paternelle ça vous pose son petit monstre
- que finalement, la vaisselle de Mémé va garder encore quelques temps cette délicate patine de plâtre
- que la seule chose, enfin, qui risque de s'illuminer ici est le sapin de Noël ...
08 octobre 2009
STP
Réticente au monde classé. Toujours eu du mal avec les groupes, les clubs, les confréries.
Radicalement préféré l'endurance aux sports co (Quoi ? Passer le ballon, pour une fois que je l'ai ???)
Jamais aimé marcher dans la mode.
J'aurais fait une majorette à chier.
"A plus de trois, on est une bande de cons. A fortiori moins de deux, c'est l'idéal.", disait un ami célèbre (coucou Pierre). Je ne participerai pas aux rondes de truc, aux "allez on fait la dernière X du catalogue mizikawa toutes ensemble", et chez moi, le sunday evening, il ne se passe rien d'autre que coquillettes-jambon et autres trucs perso insignifiants.
Par contre, et je m'insurge, tout le monde s'en fiche du jeudi, surtout un jeudi pleuviotant et sans grande perspective.
Or les jours maussades déclenchent chez moi une irrépressible envie de biscuits indécents.
A déguster solo, sans tambour ni trompette,
Les cookies de "IKA"
(ou comment illuminer un Sad Thursday Pourri)
Mélanger 60g de sucre roux, 60g de sucre blanc et 60g de beurre ramolli.
Ajouter un oeuf et 1cc se sucre vanillé.
Incorporer 150g de farine et 1cc de bicarbonate de soude. Et là, c'est à vous : pépites de chocolat noir ou blanc, noisettes, amandes... Déposer des petits tas de mélange sur du papier sulfurisé... au four à 180° pour une dizaine de minutes.
04 octobre 2009
Où la responsabilité inhérente aux choix de vie le dispute avec l'envie primaire de rejeter la faute sur les autres. Très fort.
"- Maman, tu joues à petit garage avec Pierre ?
- Non mon chéri, tu vois, Maman travaille (réponds-je les mains dans l'eau de vaisselle)
- Ah non Maman, Papa travaille. Maman : zézette."
18 septembre 2009
Que sont mes amis devenus ?
L'exercice est absolument terrible.
Un carton, déménagé depuis 15 ans, jamais ouvert, qui refait surface. Il contient des lettres que mes ami(e)s d'alors m'avaient envoyé. Je vous l'avoue, j'ai toujours eu énormément de mal à jeter les courriers manuscrits, des romans-fleuves laborieusement élaborés aux petits mots grifonnés en cours pour se moquer des cheveux du prof.
Le grenier commençant à ressembler à un gigantesque marché aux puces, il m'a bien fallu trier ces lettres.
Bon sang.
Comme ces petites choses vous griffent la tête, sillons abandonnés de la mémoire, comme ces visages rejaillissent en pleine lumière, presque intacts, comme celle que j'étais renverse à nouveau le présent, tout-à-coup, à la lecture de ces missives...
Amis que j'avais de si près tenus...
Leurs détresses, leurs blagues drôles, leurs allusions à des addictions douteuses (Comment ? Moi, je collectionnais les posters de Tom Cruise ?), leurs déclarations d'affection éternelle, nos balbutiements d'êtres pas encore lancés dans la grande cour, nos mélodrames tout neufs...
Amis grandis et devenus, leur amour souvent perdu, quelque part loin de moi.
Celle que j'étais pour eux, presque une étrangère, quelque part près de moi.
PS revigorant et plutôt personnel : Babe, attention, j'ai du lourd : j'ai retrouvé des cassettes audio...









